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Les photos de vos plats sur les plateformes de livraison

C’est le poste dont l’effet se voit le plus vite sur une fiche de livraison, et c’est aussi celui que les restaurateurs repoussent le plus longtemps. Voici ce qui compte, et ce qui n’en vaut pas la peine.

Une carte sans photos se compare mal

En salle, la carte est lue par quelqu’un qui est déjà entré. En livraison, elle est parcourue par quelqu’un qui hésite entre vous et vingt autres, sur un écran de téléphone. Les plats sans image ne sont pas seulement moins attirants : ils passent souvent pour indisponibles.

Le résultat est mécanique. Les plats photographiés se vendent, les autres non, et la carte finit déséquilibrée sans que personne l’ait décidé.

Par quels plats commencer

Pas par tous. Commencez par ceux qui se vendent déjà le mieux, parce que ce sont eux qui apparaissent en haut de votre fiche et dans les listes de recherche. Ensuite les plats à bonne marge que vous aimeriez vendre davantage. Ensuite seulement le reste.

Les boissons et les desserts sont souvent oubliés alors qu’ils décident du panier moyen. Une photo de dessert ajoutée à une fiche qui n’en avait pas fait rarement de mal.

Photographier le plat tel qu’il partira

C’est la règle qui compte le plus, et c’est celle qu’on enfreint le plus facilement. Le plat photographié doit être celui que le client reçoit, dans la portion qu’il reçoit. Un visuel plus généreux que la réalité fait monter les commandes puis descendre la note, et une note met des mois à remonter.

Cela vaut aussi pour la présentation. Si le plat voyage dans une barquette, une photo prise à l’assiette avec un dressage de salle promet quelque chose que la livraison ne tiendra pas.

Ce dont vous avez besoin, et ce dont vous n’avez pas besoin

De la lumière du jour, d’un fond neutre et d’un téléphone récent. C’est suffisant pour la grande majorité des cartes. Une fenêtre en fin de matinée donne une lumière douce qui ne creuse pas d’ombres dures, et un plan de travail propre suffit comme fond.

Vous n’avez pas besoin de studio, de flash ni de retouche poussée. Une image trop travaillée détonne au milieu des autres fiches et éloigne encore plus le visuel du plat réel. La régularité compte plus que la perfection : mieux vaut trente photos cohérentes entre elles qu’une belle et vingt-neuf médiocres.

Les formats imposés par les plateformes

Chaque plateforme recadre les images à sa façon, et le cadrage de la vignette n’est pas celui de la fiche détaillée. Un plat cadré trop serré se retrouve amputé dans la liste de résultats.

La parade est simple : photographiez en laissant de l’air autour du plat, et vérifiez le rendu dans l’application après publication, pas seulement dans l’outil de gestion. Ce qui compte est ce que le client voit.

Quand il vaut mieux déléguer

Quand la carte est longue, quand les plats sont difficiles à tenir devant l’objectif, ou quand personne n’a le temps de s’y mettre entre deux services. Une session de prises de vue faite en une fois donne des visuels cohérents, ce qu’une accumulation de photos prises au fil des semaines ne donne jamais.

Chez nous, les visuels font partie de la reprise d’une fiche existante comme de la création d’une marque. C’est rarement le poste le plus visible du travail, et c’est souvent celui qui se voit le plus vite.

Pour aller plus loin

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